Le courant de la rivière

Riviere dans la brume

Tout ce qui est difficile, fatigant, semble être un fardeau dont vous voulez vous débarrasser, n’est pas naturel.

Vous êtes allé à contre-courant de la vie même et c’est pour cela que tout est si difficile.

Si vous suivez le courant de la rivière, sans vous débattre contre lui, vous appréciez la fraîcheur et la vivacité de la rivière, vous appréciez les arbres qui se tiennent sur ses berges, les levers et les couchers de soleil, les journées magnifiques, les belles nuits remplies d’étoiles.

Votre vie est naturellement détendue, dans un lâcher-prise.

Toutes ces nombreuses années à faire de votre mieux ne révèlent rien d’autre que votre ignorance.

Vous ne comprenez pas que la nature est très détendue ;

dès que vous manquez de naturel, cela fait surgir en vous des tensions, des anxiétés, des angoisses.

Osho

Mon cher Monsieur Kappus….

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23 décembre 1903

Mon cher Monsieur Kappus,

Mon salut ne doit pas vous manquer pour le temps de Noël, quand, au milieu de la fête, vous porterez votre solitude plus durement qu’en un autre temps. Si vous sentez qu’alors votre solitude est grande, réjouissez-vous-en. Dites-vous bien: que serait une solitude qui ne serait pas une grande solitude ? La solitude est une: elle est par essence grande et lourde à porter. Presque tous connaissent des heures qu’ils échangeraient volontiers contre un commerce quelconque, si banal et médiocre fût-il, contre l’apparence du moindre accord avec le premier venu, même le plus indigne… Mais peut-être ces heures sont-elles précisément celles où la solitude grandit et sa croissance est douloureuse comme la croissance des enfants, et triste comme l’avant-printemps. N’en soyez pas troublé. Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures personne c’est à cela qu’il faut parvenir. Être seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elles font.

Le jour où l’on voit que leurs soucis sont misérables, leurs métiers refroidis et sans rapports avec la vie, comment alors ne pas continuer de les regarder, ainsi que fait l’enfant, comme chose étrangère, du fond de son propre monde, de sa grande solitude qui est elle-même travail, rang et métier ? Pourquoi vouloir échanger le sage ne-pas-comprendre de l’enfant contre lutte et mépris, puisque ne pas comprendre c’est accepter d’être seul, et que lutte et mépris ce sont des façons de prendre part aux choses mêmes que l’on veut ignorer ?

Appliquez, cher Monsieur, vos pensées au monde que vous portez en vous-même, appelez ces pensées comme vous voudrez. Mais qu’il s’agisse du souvenir de votre propre enfance ou du besoin passionné de votre accomplissement, concentrez-vous sur tout ce qui se lève en vous, faites-le passer avant tout ce que vous observez au dehors. Vos événements intérieurs méritent tout votre amour. Vous devez pour ainsi dire y travailler, sans perdre trop de temps ni trop de force à éclaircir vos rapports avec les autres. Qui vous dit d’ailleurs qu’il en est pour vous ? – Je sais, votre métier est dur et vous heurte. J’avais prévu vos plaintes; elles devaient venir. Maintenant qu’elles sont venues, je ne peux pas les calmer. Tout ce que je peux, c’est vous conseiller de vous demander à vous-même si tous les métiers ne sont pas ainsi, pleins d’exigences, hostiles à la personne, comme imbibés de la haine de ceux qui se sont trouvés sans argument et maussades en face du devoir tout nu.

La condition dont vous devez actuellement vous accommoder n’est pas plus lourdement chargée de conventions, de préjugés et d’erreurs que n’importe quelle autre condition. S’il en est qui donnent l’apparence de mieux sauvegarder la liberté, aucune n’a les dimensions qu’il faut aux grandes choses dont est faite la vraie vie. Mais l’homme de solitude est lui-même une chose soumise aux lois profondes de la vie. Et quand l’un de ces hommes s’en va dans le jour qui se lève ou qu’il dresse son regard à la nuit tombante, cette heure plein d’accomplissements, s’il sent ce qui s’y accomplit, alors il dépouille toute condition, comme un homme qui meurt, bien qu’il entre alors, lui, dans la vie véritable. Quant à vos traverses d’officier, cher Monsieur Kappus, vous en auriez connu de pareilles dans toute autre profession. Et même si, loin de tout métier, vous aviez cherché à créer entre vous et la société des rapports souples et libres, ce sentiment d’oppression ne vous aurait pas été épargné. Il en va partout ainsi, mais ce n’est pas une raison d’être inquiet ou triste. S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être près des choses: elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et dans celui des bêtes, tout est plein d’événements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l’enfant que vous fûtes: tristes et heureux; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien.

Si vous éprouvez angoisses et tourments en évoquant votre enfance dans tout ce qu’elle a de simple et de secret, parce que vous ne pouvez plus croire en Dieu qui s’y trouve à chaque pas, alors demandez-vous, cher Monsieur Kappus, si vous avez vraiment perdu Dieu. N’est-ce pas plutôt que vous ne l’avez pas jamais possédé ? Quand donc, en effet, l’auriez-vous possédé ? Croyez-vous que l’enfant puisse le tenir dans ses bras, Lui que l’homme fait porte avec tant de peine et dont le poids écrase le vieillard ? Croyez-vous que celui qui le possède pourrait le perdre comme on perd un caillou ? Ne pensez-vous pas plutôt que celui qui possède Dieu ne risque que d’être perdu par Lui ? – Mais si vous reconnaissez que Dieu n’était pas dans votre enfance, et même qu’il n’était pas avant vous, si vous pressentez que le Christ a été dupe de son amour, comme Mahomet le fut de son orgueil, si vous éprouvez avec effroi le sentiment, à l’heure même où nous parlons de Lui, que Dieu n’est pas, comment donc vous manquerait-il, ainsi que vous manquerait un passé, puisqu’il n’a jamais été, et pourquoi le chercher comme si vous l’aviez perdu ?

Pourquoi ne pas penser qu’il est celui qui viendra, qui de toute éternité doit venir, qu’il est le futur, le fruit accompli d’un arbre dont nous sommes les feuilles ? Quoi donc vous empêche de projeter sa venue dans le devenir et de vivre votre vie comme un des jours douloureux et beaux d’une sublime grossesse ? Ne voyez-vous donc pas que tout ce qui arrive est toujours un commencement ? Ne pourrait-ce pas être Son commencement à Lui ? Il est tant de beauté dans tout ce qui commence. Étant lui-même le parfait, ne doit-il pas être précédé de moindres accomplissements, afin qu’il puisse tirer sa substance de la plénitude et de l’abondance ? Ne faut-il pas qu’il vienne après tout, pour tout contenir ? Quel sens aurait notre poursuite si celui que nous cherchons appartenait déjà au passé ? À la façon des abeilles, nous le construisons avec le plus doux de chaque chose. Le plus petit, le moins apparent, venant de l’amour, nous est matière pour l’ébaucher. Nous le commençons dans ce travail, dans ce repos qui suit, dans ce silence, dans ce court élan de joie intérieure. Nous le commençons dans tout ce que nous faisons seul, sans l’assistance, sans l’adhésion des autres. Nous ne le connaîtrons pas dans notre existence, pas plus que nos ancêtres n’ont pu nous connaître dans la leur. Et pourtant ces êtres du passé vivent en nous, au fond de nos penchants, dans le battement de notre sang: ils pèsent sur notre destin: ils sont ce geste qui ainsi remonte de la profondeur du temps. Quoi donc pourrait nous priver de l’espoir d’être un jour en Lui, par-delà toute limite ?

Fêtez Noël, chez Monsieur Kappus, dans ce pieux sentiment. Pour commencer en vous, n’aurait-il pas besoin de votre angoisse devant la vie ? Ces jours de traverses sont peut-être le temps où tout en vous travaille pour Lui. Déjà, enfant, vous avez travaillé pour Lui, haletant. Soyez patient et de bonne volonté. Le moins que nous puissions faire, c’est de ne pas plus Lui résister que ne résiste la Terre au Printemps, quand il vient.

Soyez joyeux et plein de confiance.

Votre

Rainer Maria Rilke

Dans le silence de ma réflexion…

Une comete de Noel

Dans le silence de ma réflexion je perçois tout mon monde intérieur comme si c’était une graine, d’une certaine manière petite et insignifiante, mais également chargée de possibilités.

… Et je vois dans ses entrailles le germe d’un arbre magnifique, l’arbre de ma propre vie en train de se développer.

Dans sa petitesse, chaque graine contient l’esprit de l’arbre qu’elle sera plus tard. Chaque graine sait comment devenir un arbre en tombant sur une terre fertile, en absorbant les sucs qui la nourrissent, en étendant les branches et le feuillage, en se couvrant de fleurs et de fruits, pour pouvoir donner ce qu’ils ont à donner.

Chaque graine sait comment réussir à être un arbre. Et les graines sont aussi nombreuses que le sont les rêves secrets.

En nous d’innombrables rêves attendent le moment de germer, de faire des racines et de naître, de mourir en tant que graines… pour se transformer en arbres.

Des arbres magnifiques et orgueilleux qui à leur tour nous disent, dans leur solidité, d’écouter notre voix intérieure, d’écouter la sagesse de nos graines de rêves.

Eux, les rêves, indiquent le chemin par toutes sortes de symboles et de signes, dans chaque fait, à chaque instant, parmi les choses et les personnes, dans les souffrances et les plaisirs, dans les triomphes et les échecs. Le rêve nous apprend, endormis ou éveillés, à nous voir, à nous écouter, à prendre conscience. Il nous montre la voie par des pressentiments fugitifs ou des éclairs d’aveuglante lucidité.

Et ainsi nous grandissons, nous nous développons, nous évoluons…

Et un jour, alors que nous avancerons dans cet éternel présent que nous appelons «  la vie », les graines de nos rêves se transformeront en arbres, et déploieront leurs branches qui, telles des ailes gigantesques, traverseront le ciel, unissant d’un seul trait notre passé et notre futur

Il n’y a rien à craindre… une sagesse intérieure les accompagne… car chaque graine sait comment devenir un arbre.


Texte extrait du livre de Jorge Bucay

« Je suis né aujourd’hui au lever du jour »

Surmonter une émotion forte

 » Assieds-toi dans la posture du lotus ou bien allonge-toi par terre. Respire profondément et focalise toute ton attention sur ton abdomen. Sens ton abdomen se soulever à l’inspir et s’abaisser  à l’expir._mg_9169_xxx_3ret2_800 Arrête toute pensée. Ne pense qu’à respirer. Dans une tempête, la cime de l’arbre est la partie qui casse le plus facilement. Le tronc est plus solide, parce qu’il a beaucoup de racines profondément ancrées dans la terre. La cime représente la tête et tes pensées : quitte donc la cime, descends jusqu’aux racines pour devenir plus solide. Les racines sont ton abdomen. Un peu en dessous de ton nombril, il y a un point d’énergie que la médecine chinoise appelle Tantien. Concentre-toi sur ce point, respire profondément, ne pense à rien et tu seras en sécurité pendant que la tempête d’émotions se déroule. Chaque jour, pratique 5 minutes. Au bout de trois semaines, tu auras acquis cette habitude et quand l’émotion viendra, tu auras le réflexe de la pratique.  »

Thich Nhat Hanh

Quand je te demande de m’écouter !

Par Jacques Salomé dans Lettres à l’intime de soi, Albin Michel, Octobre 2003

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Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.
Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes, quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.


Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois plus en perdition.
Si tu fais pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.
Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.
Oui, simplement m’écouter… sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d’appropriation de ce que je te dis.
Écoute, écoute-moi quelquefois !
Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter. Au plus proche de moi. Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire, car c’est cela le plus difficile.
Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’aies pas peur de mes tâtonnements et de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi.
Je ne me sers pas de toi, mais c’est vrai, j’ai besoin de toi à ce moment-là.
Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j’ai été longtemps dépossédé.
Oh non ! Je n’ai pas besoin de conseils ou de réassurances dans ces moments-là ! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.
Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.
Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre.
Quand je me sens écouté, je peux entrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles, certes, incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j’avance.
Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions. Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l’écoute de ma vie.
Oui, ton écoute peut être passionnante.
S’il te plaît, écoute-moi et entends-moi.
Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi, plus ouvert à toi.

Car vous êtes de jeunes soleils
qui se font les dents
et vous rayonnerez
un jour à votre tour…

Comment sont les gens qui vivent ici ?

Et la joie pour vous, c'est quoi??

Il était une fois un vieil homme. Un étranger s’approche et lui demande :

« Je ne suis jamais venu dans cette cité; comment sont les gens qui vivent ici ? »

Le vieil homme lui répond par une question : « Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »

-Egoïstes et méchants. c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis parti », dit l’étranger.

Le vieil homme reprend : « Tu trouveras les mêmes ici ».

Un peu plus tard, un autre étranger s’approche et demande au vieil homme: « Je viens d’arriver, dis-moi comment sont les gens qui vivent dans cette ville. »

Le vieil homme répond : « Dis-moi comment étaient les gens dans la cité d’où tu viens? »

– Ils étaient bons et accueillants. J’y avais de nombreux amis. J’ai eu de la peine à les quitter.

-Tu trouveras les mêmes ici » répond le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là a entendu les deux conversations. A  peine le deuxième étranger s’est-il éloigné qu’il s’adresse au vieillard sur un ton de reproche: « Comment peux-tu donner deux réponses complétement différentes à la même question ?

-Parce que chacun porte son univers dans son cœur » lui répond le vieillard.

 

Extrait de  » La puissance de la joie » de Frédéric Lenoir

27 leçons de vie par Eckhart Tolle

1. Le moment présent est le bien le plus précieux qui soit.

« Les gens ne réalisent pas que le moment présent est tout ce qui existe ; il n’y a pas de passé ou de futur, sauf en tant que souvenir ou anticipation dans votre esprit. »

« … Le passé vous donne une identité et l’avenir la promesse du salut, de l’accomplissement sous toutes ses formes. Les deux sont des illusions. »

« Le temps n’est pas précieux du tout, parce que c’est une illusion. Ce que vous percevez comme précieux n’est pas le temps, mais le seul point qui est hors du temps : le moment présent. Effectivement il est très précieux. Plus vous êtes concentré sur le temps, passé et futur, plus vous manquez le moment présent, la chose la plus précieuse qui soit. »

« Ne laissez pas un monde fou vous dire que le succès est autre chose qu’un moment présent couronné de succès. »

« La plupart des humains ne sont jamais pleinement présents dans le moment présent, parce qu’inconsciemment ils croient que le moment suivant sera certainement plus important que celui-ci., Mais alors vous ratez votre vie entière, qui n’est plus jamais le moment présent. »

« Dès que vous honorez le moment présent, tout malheur et tout combat disparaissent, et la vie se met à couler dans la joie et la facilité. Lorsque vous agissez sur la prise de conscience du moment présent, tout ce que vous faites s’imprègne d’un sentiment de qualité, d’attention et d’amour, même l’action la plus simple. »

Matin de lumiere

2. Où que vous soyez, soyez-y totalement.

«  Où que vous soyez ,soyez-y totalement . Si vous trouvez votre ici et maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux ,trois possibilité s’offrent à vous :vous retirer de la situation ,la changer ou l’accepter totalement. Si vous voulez assumer la responsabilité de votre vie , vous devez choisir l’une de ces trois options , et tout de suite. Puis , acceptez en les conséquences . Sans excuses. Sans négativité. Sans pollution psychique. Gardez votre espace intérieur dégagé. »

Le chemin de lumiere

3. Dites toujours « oui » au moment présent.

« Superficiellement, l’acceptation peur ressembler à de la passivité. En réalité, elle est active et créative du fait qu’elle amène quelque chose d’entièrement nouveau en ce monde. Cette fréquence vibratoire subtile de paix est la conscience. »

« Acceptez, puis agissez. Peu importe ce que le moment présent contient, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi. Allez toujours dans son sens, pas contre lui. »

« Dites toujours « oui » au moment présent. Qu’y aurait-il de plus futile, de plus insensé, que de créer une résistance interne à ce qui est déjà ? Qu’est ce qui pourrait être plus fou que de s’opposer à la vie elle-même, qui est maintenant et toujours maintenant ? Abandonnez-vous à ce qui est. Dites « oui » à la vie, et vous la verrez soudainement commencer à fonctionner pour vous plutôt que contre vous. »

Riviere dans la brume

4. La vie vous donnera toutes les expériences qui seront utiles pour l’évolution de votre conscience.

« La vie vous donnera toutes les expériences qui seront utiles pour l’évolution de votre conscience. Comment savoir que c’est l’expérience dont vous avez besoin ? Parce que c’est l’expérience que vous rencontrez en ce moment. »

L'admirable pouvoir de l'esprit humain!

5. Ne prenez pas la vie trop au sérieux.

« La vie n’est pas aussi grave que ce que l’esprit laisse paraître. »

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6. Vous ne trouverez pas l’amour à l’extérieur de vous.

« L’amour est un état. L’amour n’est pas à l’extérieur, mais au plus profond de vous. Il est en vous et indissociable de vous à tout jamais. »

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7. Plus vous vous attardez sur des choses négatives, plus votre esprit devient obsédé par des choses négatives.

« Les gens ont tendance à s’attarder davantage sur les choses négatives que sur les bonnes choses ? Donc l’esprit devient obsédé par des choses négatives, des jugements, de la culpabilité et de l’anxiété à cause de l’avenir et ainsi de suite. »

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8. Lorsque vous vous plaignez, vous vous placez en victime.

« Se plaindre est toujours la non-acceptation de ce qui est. Invariablement, cela porte une charge négative inconsciente. Lorsque vous vous plaignez, vous vous placez en victime. Laissez la situation ou acceptez la. Tout le reste est de la folie.»

C'est sur!

9. Il y a un équilibre délicat entre honorer le passé et se perdre dedans.

« Il y a un équilibre délicat entre honorer le passé et se perdre dedans. Par exemple, vous pouvez reconnaître et apprendre des erreurs que vous faites, puis vous recentrer sur le présent. Cela s’appelle vous pardonner. »

Hotel de Barral Grand-Place Soissons

Hotel de Barral Grand-Place Soissons

10. Lâcher prise nécessite de la force et beaucoup de courage.

« Parfois, lâcher prise est un acte plus puissant que se défendre ou s’accrocher. »

« Certains changements vous sembleront négatifs en apparence, mais vous vous rendrez vite compte que cet espace est créé dans votre vie pour que quelque chose de nouveau émerge. »

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11. Vous êtes un être humain pas un être façonné.

« Dans la course actuelle, nous pensons tous trop, cherchons trop, voulons trop, et oublions la joie de simplement Être. »

le basque

12. Renoncez à vous définir, que ce soit à vous ou aux autres.

« Vous vous limitez en vous définissant par la pensée. »

« Renoncez à vous définir, que ce soit à vous ou aux autres.Vous n’en mourrez pas. Au contraire, vous reviendrez à la vie. Et ne vous préoccupez pas de la façon dont les autres vous définissent. Quand ils le font, ils se limitent eux-mêmes. C’est donc leur problème. Chaque fois que vous interagissez avec des gens, ne soyez pas là principalement comme une fonction ou un rôle, mais comme un champ de Présence consciente. Vous pouvez seulement perdre quelque chose que vous avez, mais vous ne pouvez pas perdre quelque chose que vous êtes. »

« Une fois que vous vous êtes identifié à une forme quelconque de négativité, vous ne voulez pas vous en départir et, à un niveau inconscient profond, vous ne désirez aucun changement positif, puisque cela menacerait votre identité de personne déprimée, en colère, ou traitée injustement. Par conséquent, vous ignorerez, nierez, ou saboterez ce qui est positif dans votre vie. C’est là un phénomène très commun. C’est également dément. »

L'effet Papillon

13. Vous êtes plus que votre esprit.

« À un niveau plus profond, vous êtes déjà complet. Lorsque vous le réalisez,il y a une énergie joyeuse derrière ce que vous faites. »

« Vous connaître comme étant l’Être derrière le penseur, le calme derrière le parasitage du mental, l’amour et la joie derrière la souffrance, c’est cela la liberté, le salut, l’illumination ».

« L’ennui, la colère, la tristesse ou la peur ne sont pas « à vous »; ils n’ont rien de personnel. Ce sont des états d’esprit. Ils vont et viennent. »

« La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est à dire le penseur. En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité. Dès l’instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé. »

Qui sait_

14. Il n’y a pas d’ego là où il y a un amour vrai.

« Une relation véritable en est une qui n’est pas dominée par l’ego. Il y a une attention vigilante, la présence et une ouverture envers l’autre personne, sans vouloir quoi que ce soit. Ceci est obligatoire pour qu’une relation soit authentique. »

C'est le printemps!

C’est le printemps!

15. Tout ce que vous combattez vous rend plus fort, et tout ce à quoi vous résistez, persiste.

« N’offrir aucune résistance à la vie, c’est être dans un état de grâce, de facilité et de légèreté. Cet état ne dépend plus du fait que les choses soient comme ci ou comme ça, bonnes ou mauvaises.»

« Votre façon de réagir face aux autres, vous renforce intérieurement. »

« Tout ce que vous combattez vous rend plus fort, et tout ce à quoi vous résistez, persiste. »

Casse-tete chinois

Casse-tete chinois

16. Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force.

« Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force. Le véritable pouvoir est à l’intérieur. Il est déjà vôtre. »

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17. Toute dépendance commence par la douleur et finit par la douleur.

« Toute dépendance naît d’un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre.
Celle-ci commence et finit dans la souffrance. Quelle que soit la substance à laquelle vous êtes accroché – l’alcool, la nourriture, les drogues légales ou illégales, ou bien une personne -, vous vous servez de quelque chose ou de quelqu’un pour dissimuler votre douleur. »

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18. L’exclusivité n’est pas l’amour de Dieu mais « l’amour » de l’ego.

« L’amour n’est pas sélectif, tout comme la lumière du soleil. Il ne fait pas en sorte qu’une personne soit spéciale. L’amour n’est pas exclusif. L’exclusivité n’est pas le propre de l’amour divin, mais celui de l’ego. Par contre, l’intensité selon laquelle le véritable amour est ressenti peut varier. Il se peut qu’une personne vous reflète l’amour qui est en vous plus nettement et plus intensément que les autres. Et si cette personne ressent la même chose face à vous, on peut dire que vous êtes en relation d’amour avec elle. Le lien entre vous et cette personne est le même que celui qui existe entre vous et la personne assise à côté de vous dans l’autobus, ou que celui qui existe entre vous et un oiseau, un arbre ou une fleur. Seul diffère le degré d’intensité avec lequel vous sentez ce lien. »

Pourquoi l'amour s'en va et vient....

19. Cherchez à vivre avec authenticité.

« Les relations humaines authentiques deviennent impossibles lorsque vous vous perdez dans un rôle. »

« Être fidèle à une image que vous avez de vous-même ou que d’autres gens ont de vous est une vie inauthentique. »

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20. Nous ne « voyons » pas Dieu tel qu’il est, nous voyons Dieu comme nous sommes.

« L’homme créa Dieu à son image… »

Gisant

21. La recherche est l’antithèse du bonheur.

« Ne cherchez pas le bonheur. Si vous le cherchez, vous ne le trouverez pas, parce que la recherche est l’antithèse même du bonheur. »

« Y-a-t-il une différence entre bonheur et paix intérieure ? Oui, le bonheur dépend de conditions qui sont perçues comme positives, pas la paix intérieure. »

Paix

22. Vous obtenez ce que vous donnez

« Ce que vous faites pour les autres, vous le faites pour vous-même. »

L'américain

23. Toute action est souvent mieux que pas d’action.

« Toute action est souvent mieux que pas d’action, surtout si vous avez été coincé dans une situation malheureuse pendant longtemps. S’il s’agit d’une erreur, à moins que vous appreniez quelque chose, dans ce cas, il ne s’agit plus d’une erreur. Si vous restez coincé, vous n’apprendrez rien. »

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24. Si vous rendez la fontaine pure, tout sera pur.

« Si vous parvenez à concilier votre intérieur , le reste se mettra en place instantanément. Le besoin primaire réside à l’intérieur; le secondaire est à l’extérieur. »

Juste un peu de lumiere

25. L’esprit est un superbe instrument s’il est utilisé correctement.

« L’esprit est un superbe instrument s’il est utilisé correctement. Cependant, s’il est mal utilisé, cela peut devenir destructeur. Pour être plus précis, vous n’utilisez pas vraiment votre esprit à tort, généralement vous ne l’utilisez pas du tout. Il vous utilise. C’est la maladie. Vous croyez que vous êtes votre esprit. C’est du délire. L’instrument a pris le dessus sur vous.»

La maison du bonheur

26. L’inquiétude est une perte de temps.

« L’inquiétude fait semblant d’être nécessaire, mais elle ne sert à rien. »

Tristesse au parc

 

27. Si les structures de l’esprit humain restent inchangées, nous finirons toujours par recréer le même monde.

Changement de saison

Changement de saison

« Pour faire la paix en temps de guerre »

LA VERITABLE PAIX
COMMENCE PAR L’OBSERVATION ET L’ACCEPTATION
DE NOTRE PROPRE VIOLENCE

Résumé du livre de Pema Chödrön :
« Pour faire la paix en temps de guerre »
paru aux éditions de La Table Ronde.

se préparer à la patience

se préparer à la patience

L’origine de la colère, la violence, ou la guerre, se trouve toujours au niveau d’une sorte de crispation intérieure. Un fait, une parole, un événement, vont susciter une fermeture de notre coeur et un emballement de nos pensées dans une réaction en chaîne. Cette inflexibilité nous entraine vers les dogmes et jusqu’à l’intégrisme.

Nous sommes, à la base, incapables de nous observer dans ces situations. Pourtant, en général, nous fonctionnons en image miroir à ceux contre qui sont dirigés tous nos griefs.

Or c’est bien de là qu’il faut partir : l’observation de notre attitude nous permet de choisir de ne pas en prendre le chemin, de ne pas retomber dans cet automatisme qui jalonne notre parcours. Ce choix exige le courage de faire face à la peur. Car arrêter le moulin de ces réactions en chaine crée un profond malaise, qui, si nous sommes capables de le traverser, mène à l’apaisement, et à l’ouverture du coeur.

Quand nous nous reconnaissons porteur de ce que nous condamnons justement chez l’autre, nous ouvrons la porte à l’empathie. Nous comprenons alors que nos peurs, notre dogmatisme, notre intégrisme, notre rigidité, nous font tout autant souffrir que l’on peut souffrir de l’oppression et de l’injustice. Les deux facettes font partie de la même pièce. Et stopper l’engrenage d’un côté stoppe la spirale de la violence.

Selon Pema Chödrön, la patience est l’antidote de l’agression. Elle nous permet de ne pas entrer dans le cercle infernal de la réponse à l’agression. Car la riposte ne réduit pas, mais amplifie la douleur de l’agression, elle ne réduit pas non plus la colère.

La patience, à l’inverse, permet de décaler le regard, stopper l’automatisme. Elle refuse également de se laisser piéger par l’urgence. En s’arrêtant, en se mettant à l’écoute de son ressenti, on prend le chemin de l’apaisement. Ce n’est pas un chemin facile mais il porte au-delà de notre propre paix, pour soi et pour tous.

Pema Chödrön exprime que cela exige beaucoup d’intrépidité. En se mettant dans l’attente, on apprend à accepter de faire face à la colère, la nôtre, et la douleur qui y est inhérente. Cette attente, ce refus d’utiliser nos automatismes, permet de cultiver la patience. Et rien ne permet d’éviter de traverser cet état : pas de raccourci, de remède, de bouée.

Mais cette capacité à traverser cela nous permet d’accéder à autre chose. Outre le choix qui devient possible entre la spirale de l’agression et la paix; la patience mène à un nouveau regard, à plus de lucidité.

En laissant tomber notre armure, en refusant de riposter, nous sommes amenés à faire face à notre vulnérabilité. Et la lucidité face à notre propre vulnérabilité, mène à une forme d’indulgence, voire d’humour, envers soi-même, mais également envers les autres. La patience nous mène en quelque sorte à découvrir une dimension de nous-mêmes. En la découvrant chez nous, nous la découvrons aussi chez les autres, et faisons croître notre indulgence, notre bienveillance, à leur égard.

Pema Chödrön introduit le terme tibétain de « Shenpa » qui désigne un concept mal identifié en Occident, le moment où, lors d’un événement (reproche qu’on nous adresse, faux pas, échec), quelle qu’en soit la taille, nous mordons à l’hameçon, en ressentant un malaise ou une frustration. Et, si nous ne sommes pas conscients de ce qui nous arrive, l’impulsion d’agir ou de réagir à l’événement, nous entraine dans des comportements automatiques. Ce malaise et cette agitation correspondent à une insécurité profonde. S’abstenir d’agir peut s’apparenter au refus de réagir lors de démangeaisons. Pour parvenir à ne pas se laisser emporter par la shenpa, Pema Chödrön propose la méditation, le retour au moment présent, l’immobilité dans l’irritation, en apprenant la patience.

Il est possible d’apprendre aussi à repérer la shenpa chez autrui, et, dans la bienveillance et la patience, adapter la conversation avec sagesse – ce qu’on appelle la « prajna » – de manière à ne pas créer une escalade et calmer le jeu.

Les fois où nous cédons à la démangeaison, constituent aussi un apprentissage a posteriori, par la réflexion, en se remémorant les émotions, pour parvenir à les dépasser.

Pema Chödrön définit quatre étapes de ce processus : reconnaître la shenpa, s’abstenir d’agir, se détendre, et enfin décider d’interrompre définitivement cette dynamique. On conserve de la sorte notre énergie et on élargit nos perspectives, notre conscience.

La réalité dure de la vie (deuils, frustrations, confrontations, douleurs,…) est inévitable. Mais ce n’est pas de là que vient le malheur, il vient de notre recherche à y échapper. Or la souffrance est à l’origine de beaucoup d’enseignements : le questionnement, l’empathie face à ceux qui vivent pareil, l’humilité devant la vie. Les difficultés et souffrances sont des chances d’évolution, de transformation. La recherche du bonheur à tout prix est une prison. Traverser la souffrance en l’acceptant, en y étant présent, permet d’accéder à une force intérieure. La réaction de fuite devant la menace, la douleur, la colère, nous rigidifie. Nous nous construisons des murs de protection face à toutes ces situations, qui nous enferment, plutôt qu’ils ne nous en libèrent. Apprendre à reconnaître nos systèmes de protection est le chemin qui mènera à les démanteler. La méditation, la pratique de la patience, et la capacité à reconnaître la shenpa, sont les moyens pour y arriver. Cet apprentissage exige un entrainement à être attentif, à rester ouvert à la difficulté à s’observer.

Pour s’y aider Pema Chödrön présente la notion bouddhiste de la bodhicitta, qui consiste à vouloir aller mieux et vouloir que le monde aille mieux; ces deux choses faisant partie d’un seul concept.

La bodhicitta relative concerne la bienveillance et l’attention que l’on se porte à soi-même, dans toutes les dimensions, et à toutes les parties de soi. Il s’agit d’un amour inconditionnel, qui ne stimule pas les parties problématiques de soi, mais les accepte et les aime sans honte, ni culpabilité, mais aussi sans limite.

Quand nous fuyons des parties de nous-mêmes, cela va nous forcer à fuir les situations pouvant mettre au jour ces parties devant d’autres personnes. Dans nos relations, l’accès à une forme d’intimité avec l’autre, va tôt ou tard dévoiler les parties de nous moins visibles. Si ce sont des parties que nous n’acceptons pas nous-mêmes, nous serons amenés à fuir ces situations. Tout l’art est alors de refuser de fuir pour apprendre à s’aimer tel qu’on est. En cultivant cette capacité à se regarder lucidement, en s’aimant inconditionnellement, on apprend la compassion, à savoir : on apprend à accepter chez l’autre ce que l’on accepte chez soi. En sachant aimer une personne, on devient capable d’aimer des millions de personnes.

La bodhicitta absolue va un cran plus loin. C’est l’ouverture du coeur, la capacité d’amour inconditionnel envers le monde, au-delà des jugements et préjugés. On arrive à un tel niveau par l’entrainement. En commençant par observer nos états d’âme, ensuite en ne se laissant pas piéger par eux, et en accueillant la souffrance inhérente au fait de ne pas les fuir; on surmonte alors peurs et douleurs, et de la sorte, en s’élevant, on aide à diminuer la souffrance dans le monde.

Quand on parvient à éviter la shenpa, qu’on accepte d’éprouver l’insécurité et la colère, d’observer nos états d’âme sans poser d’acte immédiat; on évite déjà d’entrer dans une escalade. Mais il est possible aussi d’accompagner cela par un voeu que cette attitude touche les autres qui souffrent de la même manière, en éprouvant de la compassion pour eux. Il est même possible de pratiquer cela hors situation, par visualisation d’un sentiment d’aversion, par exemple. La pratique amène à ce que cette aversion se désagrège. Il ne s’agit donc ni de fuir le malaise, ni de le rechercher, mais de le traverser, et d’accéder de la sorte à une force nouvelle, une conscience élargie.

Si l’on considère cet apprentissage à un niveau planétaire, et que ce que nous vivons maintenant est la conséquence de nos actions du passé; en travaillant sur soi dans la compassion, nous semons les graines d’une paix future dans le monde. Peu importe le temps que cela mettra, l’important étant d’agir maintenant dans le bon sens. Les changements réalisés chez soi et ailleurs créent de la sorte une nouvelle culture.

Quand nous ne mordons pas à l’hameçon, et nous permettons une pause plutôt que de réagir : nous brûlons les graines de l’agression. A la fois nous nous ouvrons à une réalité élargie et oeuvrons pour un mieux dans le monde. Lorsque toutes nos graines de l’agression seront brûlées, nous rayonnerons la confiance, l’authenticité, nous serons d’une présence agréable. Car si nous nous aimons nous-mêmes, sans honte, sans culpabilité, et avançons dans la sécurité, nourrissant la compassion pour nos prochains, incapables de leur reprocher ce que nous ne nous reprochons plus; alors personne ne pourra se sentir en danger face à nous.

Pema Chödrön propose, quand on s’éloigne de la crispation, et qu’on cultive la compassion, de simplifier les choses. Accepter ce qui est sans se poser mille questions, et traverser, commencer à faire les choses autrement, participant à cette nouvelle culture, pour soi et pour toute la planète.

Claire De Brabander
janvier 2009